4ème Dimanche de Pâques "Le Bon Pasteur"

Chers Paroissiens, chères Familles, chers Amis et Connaissances,

Aujourd’hui s’ouvre le mois de Marie qui s’achèvera le 31 par la Visitation de la Vierge à sa cousine Elisabeth. Prions-la de porter toutes nos prières à Dieu et soyons unis dans cette même prière que nous propose le Père Gilbert Perritaz :

 

Je te salue Marie, toi la servante de Seigneur, 
toi qui es devenue mère du Fils bien-aimé de Dieu, 
toi qui, à Cana, es intervenue pour que la fête se poursuivre avec un vin nouveau, 

toi qui, silencieuse et toute en pleurs, est demeurée debout près de la croix, 
toi qui dans l'attente du don de l'Esprit, t'es tenue en prière avec les Apôtres. 
Je te salue Marie.

Je te salue, étoile de la mer. 
Je te salue, porte du ciel. 
Je te vénère, mère des vivants. 
Je te vénère, reine de la paix. 
Je te chante, Vierge très tendre. 
Je te chante et je te loue, étoile du matin.... 

 

Après l’homélie du Père Elie Maomaou, nous vous présentons les recommandations de la Conférence des évêques suisses, puis tant que nous sommes dans le Temps Pascal, nous gardons les homélies des dimanches précédents pour nourrir notre méditation.

 

Textes de ce dimanche : Ac 2, 14a.36-41 ; Ps 22 ; 1 P 2, 20-25 ; Jn 10, 1-10

 

Oraison d’ouverture : 

Dieu éternel et tout puissant, guide-nous jusqu'au bonheur du ciel ; que le troupeau parvienne, malgré sa faiblesse, là où son Pasteur est entré victorieux. Lui qui règne.

Amen.

Homélie du Père Jean-Paul Elie MAOMOU

            Mes bien-aimés dans le Seigneur,

Depuis quelques semaines, je nous vois répondre à l’appel du Concile Vatican II à faire de nos maisons et familles une église domestique. En étant confinés, nous avons ouvert l’Eglise dans nos familles en communion les uns avec les autres. Nous continuons d’accueillir et de célébrer notre Seigneur chez nous, contrairement à ces nombreuses fois où nos célébrations de la foi se limitaient à nos liturgies paroissiales. C’est un bonheur de pouvoir accueillir chez nous, en famille ou en communion avec toute l’Eglise, le Christ Bon Pasteur. Et justement, en ce dimanche dédié aux vocations, où la liturgie nous fait revivre quelques traits caractéristiques du Bon Pasteur, je voudrais nous rendre attentifs à la double définition que Jésus donne de sa mission. Puisqu’il revient à chacun de nous, comme pasteur selon notre état de vie, de poursuivre la mission du Pasteur Universel qui, seul, est capable de conduire l’humanité vers le salut. 

            Et par conséquent, si on parle de vocations pastorales pour désigner la vocation des prêtres, comme aussi bien celle des évêques, voire celle du pape, cela ne peut être que par participation à la fonction propre de Jésus-Christ, seul et unique pasteur. Mais la bonne nouvelle c’est qu’en chacun de nos états de vie, le Christ a voulu faire de nous des participants à son ministère universel. C’est pourquoi, il me semble utile de préciser que l’on ne peut parler de pasteurs pour désigner les ministres (serviteurs) de l'Église que dans la mesure où ils sont les instruments dont le Christ Jésus se sert pour exercer son rôle, sa mission, sa fonction pastorale dans l'Église. Qui sont donc ces ministres ou serviteurs ? Eh bien c’est chacun de nous ; appelé selon le contexte de notre mission, à coopérer à la charge pastorale due Christ. 

            Chers (ès) amis (es), notre Seigneur a voulu prolonger visiblement sa présence et sa mission en continuant, chacun en ce le concerne, à travailler à la fonction de pasteur qui est la sienne, et qui demeure la sienne de manière essentielle et exclusive. Prêtres, catéchistes / Karamö(pour désigner celui qui m’apprend la connaissance du Christ, comme on le dit dans ma langue), pères ou mères de familles, chefs d’entreprise, responsables de groupes dans nos paroisses, même étant seuls, nous constituons avec le Christ, le peuple de pasteurs pour guider son peuple. C’est donc de nous tous qu’il s’agit dans cette liturgie du dimanche BON PASTEUR ou des vocations.

            Mes frères et mes sœurs, dans l’évangile de ce jour, le Christ se définit lui-même en deux points susceptibles de nous faire saisir les trois caractéristiques de sa mission : 

  • D’abord il se définit comme étant le Berger du trou­peau, le "Bon Pasteur. » Le Christ Bon Pasteur, dans la pensée com­mune des chrétiens, renvoie à l’image du Christ Prê C'est donc la fête du sacerdoce du Christ. Mais je ne sais pourquoi, la tradition de l’Eglise le dimanche de la journée mondiale des vocations, recouvre les vocations sacerdotales spécifiquement.Sans parti pris, cela semble aller de soi et, pourtant avec un peu de recul, les choses ne sont peut-être pas aussi simples que cela.

            En tout premier lieu, cela veut dire qu’on ne peut pas se contenter d'idées toutes faites si nous voulons comprendre le sacerdoce comme le service ou notre vocation au sein de nos communautés. Il nous faut une certaine lumière ou compréhension de notre état dans l’Eglise. Avant que Dieu ne Dieu se fasse connaître à Abraham, puis à Moïse et au peuple d'Israël, il apparait comme ce qui dépasse l’homme ; une réalité sur laquelle l'homme nous n’avons pas de prise et qui nous échappe radicalement. Ce peut être pour nous le lieu où nous est révélée notre vulnérabilité qui attend d’être fécondée par l’humble puissance du Pasteur Universel. Mais dans l’ancien temps, cette réalité représentait Dieu, à tort, comme une puissance redoutable, bénéfique ou malé­fique, parfois écrasante, d'un poids et d'une densité que l'homme peut avec peine supporter, dont il convient de se protéger ou de se concilier si possi­ble. Devant un tel Dieu, l’homme apparait démuni et impuissant. Comment donc aller à sa rencontre ?

Pour répondre à ces interrogations, le Christ se présente en second lieu comme la Porte par laquelle entrent et sortent les brebis. En se désignant comme tel, le Christ opère un changement radical, mais les changements ou la nouveauté dérangent. Dès lors, Dieu cesse d'être lointain, étranger, inac­cessible. Dieu se met à notre portée, en nous révélant lemystère caché de son amour infini, comme un époux.  Ce qui, par ailleurs, nous fait entrevoir les trois caractéristiques essentielles de la double mission du Christ : être Pasteur et Epoux de son troupeau, l’Eglise.

            Partons du fait qu'aucune compréhension de ce dimanche des vocations dans lequel est célébré le Bon Pasteur ne devrait favoriser l’image d’une certaine majoration du rôle ou plus encore de la dignité du sacerdoce ministériel qui conduirait à comprendre tout ce qui touche aux prêtres comme une supériorité par rapport aux autres chrétiens. Non et non ! Le christ a dit : « Je ne suis pas venu pour être servi mais pour servir. Que le premier d'entre vous se fasse serviteurs de tous"(Matthieu 20, 26-28). Etre le berger du troupeau, ce n'est pas être le propriétaire du troupeau, c'est être au service du troupeau pour le guider, pour le nourrir, pour le garder, le faire vivre. Telle est notre identité de pasteurs, de pères et de mères de familles, mais aussi notre responsabilité vis-vis de nos frères et soeurs. Il me semble opportun de préciser que l'autorité n'est pas une domination, une manière de posséder des subordonnés, mais que l'autorité est elle aussi, d'abord un service, le service de la communauté à laquelle on doit apporter lumière et vie.

            La première caractéristique qui apparait à la suite de l’évangile est que le berger est chargé de faire sortir ses brebis une par une, et qu'il les appelle par leur nom, et qu'elles connaissent sa voix : "Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent". C’est dire qu’être appelé à cette fonction pastorale, suppose une disposition au fait d’avoir une relation personnelle avec chacun des membres de la communauté, de la famille ou encore de notre milieu de vie. Cela dit, je voudrais nous rendre attentifs au fait que le pasteur n'est pas chargé globalement d'un peuple, de l'ensemble de ceux qui le constituent, il n'est pas d'abord chargé d'un objectif à atteindre et qu'il faudrait poursuivre coûte que coûte, même si pour cela, on doit chemin faisant, laisser sur le bord de la route un certain nombre d'individus abandonnés parce qu'ils n'ont pas pu suivre le rythme des autres. Le pasteur a le souci de chacun des membres de sa communauté.

            La deuxième caractéristique que nous révèle cet évangile, c’est la figure du pasteur qui donne en abondance sa vie pour ses brebis. Être pasteur, c'est être source de vie, laquelle jaillit du cœur même de Dieu. Le Pasteur est ministre de la vie. Ce n'est pas un faiseur de miracle au sens où on l’entend aujourd’hui. De fait, il est chargé de nourrir son peuple au moyen des sacrements donnés par le Christ à son Église. En cela, il n’est pas distributeur ou fonctionnaire de l'ordre sacramental. Il est établi pour être vitalement serviteur des sacrements auprès de son peuple.    

            Et pour finir, comme troisième caractéristique, le pasteur est : "Le pasteur est la porte des brebis. Et les brebis entreront et sortirons et elles trouveront pâturage". Le pasteur doit être une porte ouverte vers le mystère de Dieu, une porte ouverte… Comme pasteur dans la portion de responsabilité qui nous est confiée, notre rôle n’est pas de diriger, de commander, de faire obéir, mais d'ouvrir, de faire entrer, de laisser aller et venir, d'être le garant de la liberté des enfants de Dieu. Et c'est pourquoi aucun prêtre ne devrait se croire propriétaire de sa relation avec qui que ce soit, il doit être toujours une porte ouverte par laquelle l'on peut aller et venir.

            Ainsi, la figure du Pasteur qui se réalise dans toute vocation se dessine comme présence immédiate et personnelle, une disponibilité du cœur, une consécration de ses forces à la transmission de la vie de Dieu. Ceci interpelle-t-il notre compréhension de l’exercice de notre sacerdoce (baptismal et ministériel) pour l’édification du corps du Christ?

Oraison après la communion : 

Père tout-puissant et Pasteur plein de bonté, veille sur tes enfants avec tendresse ; tu nous as sauvés par le sang de ton Fils : ouvre-nous une demeure dans le royaume des Cieux. Par Jésus Christ, ton Fils notre Seigneur. Amen

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