3ème Dimanche de Pâques

Prière d’entrée

Garde à ton peuple sa joie, Seigneur

toi qui refais ses forces et sa jeunesse,

Tu nous as rendu la dignité de fils de Dieu,

affermis-nous dans l’espérance de la résurrection.

Par Jésus Christ.

Évangile selon saint Luc (Lc, 24, 13-35) (aelf.org)

« Il se fit reconnaître par eux à la fraction du pain »

Homélie du Père Gilbert Perritaz :

Selon les manuscrits authentiques, il y a au moins quatre lieux qui pourraient correspondre à la localisation d’Emmaüs, avec de grandes variations de distances.

C’est pourquoi nous pouvons dire en introduction, Emmaüs, c’est là où un homme marche avec Jésus sans le savoir. N’est-ce pas souvent notre cas ? Dieu est présent partout où nous sommes, mais incognito, discrètement. « au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas» disait Saint Jean-Baptiste (Jn 1, 26). Jésus fait route avec nous « moi je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde» (Mt 28, 20).

L’Évangile de ce dimanche nous révèle comment Le reconnaître vivant sur notre chemin. Pour ce faire deux moyens nous sont proposés soulignés par un même verbe : « dianoigein » en grec, « ouvrir » en français. Jésus ouvre l’esprit à l’intelligence des Écritures (v. 32), et les yeux des disciples s’ouvrent quand Jésus partage le pain (v. 31).

Dans toute vie humaine, un jour ou l’autre, il nous arrive des déceptions, des échecs. Jésus ne se trouve pas en dehors de notre réalité, Il est là caché près de nous, au cœur même de nos fragilités.

Les deux disciples d’Emmaüs étaient découragés. Et pourtant ils connaissaient bien Jésus, originaire de Nazareth, homme-prophète, puissant en actes et en paroles, ayant prêché et fait des miracles, condamné à mort par les chefs des prêtres, crucifié, mis au tombeau. Ils sont capables de réciter une bonne partie de l’Évangile. Ils savent que le tombeau est vide et que ce fait a été vérifié par des apôtres. Et même ils savent qu’un messager du ciel, un ange, a dit que Jésus est vivant. Que manque-t-il pour reconnaître Jésus, pour que leurs cœurs deviennent « brûlants » ?

« La foi » ! Jésus leur dit d’abord : « esprit sans intelligence. Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit» (v. 25). Puis Il leur « ouvre » l’Écriture, en partant de Moïse et de tous les prophètes. Jésus n’a pas d’autres faits à leur apprendre, mais Il leur propose une relecture en profondeur, un éclairage donné par l’Esprit-Saint pour rejoindre le cœur de Dieu.

Nous avons à progresser dans la connaissance plus profonde de Jésus. Ici, par exemple, la progression est nettement notée par Saint Luc. Les disciples commencent par le niveau élémentaire : « Jésus de Nazareth» (v. 19). Puis Jésus lui-même les introduit à un approfondissement : « Le Christ» (v.  26). Enfin au terme de la découverte, avec la communauté réunie autour de Saint-Pierre, ils proclament : « Le Seigneur» (v. 34).

Il y en a aussi concernant la formulation de la résurrection. Au début, la première approche est un peu ambiguë : « Il est vivant» (v. 23). Nous pourrions croire que Jésus a repris sa vie antérieure, comme Lazare. Là encore, Jésus va plus loin en leur révélant : « entrer dans sa gloire» (v. 26). Et la dernière formulation, la plus complète est de dire en communauté : « Le Seigneur est réellement ressuscité» (v. 34).

Nous voyons à quel point l’Écriture est pour nous indispensable et que l’enseignement de l’Église aujourd’hui plus que jamais insiste pour nous fidéliser à sa lecture et à son approfondissement. Mais cela ne suffit pas, il y a un pas supplémentaire à franchir, et dans l’Évangile de ce dimanche c’est très clair.

C’est seulement lors du rite eucharistique, quand Il « prononça la bénédiction» (v. 30) que leurs yeux s’ouvrirent totalement. A ce moment-là, le récit devient une liturgie et l’invité devient le célébrant. L’hôte devient le maître de maison : « Quand Il fut à table avec eux, ayant pris le pain, Il prononça la bénédiction et l’ayant rompu, Il le leur donna» (v. 30)

Beaucoup d’hommes et de femmes suivent la doctrine de Jésus, accueillent pleinement la Parole de Dieu. Mais concernant l’eucharistie, n’arrivent pas à croire que c’est vraiment le corps, le sang, l’âme et la divinité du Christ ressuscité.

Prions l’Esprit-Saint, qu’Il nous accompagne à croire à cette vérité. La vraie découverte du Christ vivant ne peut se faire totalement qu’en accueillant sa Parole et son Pain. Amen.

Prière après la Communion

Regarde avec bonté, Seigneur,

le peuple que tu as rénové par tes sacrements ;

Accorde-nous de parvenir à la résurrection bienheureuse,

toi qui nous as destinés à connaître ta gloire.

Par Jésus.

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